Renforcement de la résilience des communautés pastorales sahéliennes au Burkina Faso : changements climatiques et utilisation des savoirs traditionnels

Renforcement de la résilience des communautés pastorales sahéliennes au Burkina Faso : changements climatiques et utilisation des savoirs traditionnels

Hanafi DICKO1 & Amadou DICKO2

1 Climate Frontlines Partner, Fédération des Eleveurs du Burkina (FEB) au Sahel, Associations des Eleveurs Traditionnels du Sahel (Dawla Sahel), Burkina Faso

2 Institut de l’Environnement et de Recherches Agricoles (INERA), Burkina Faso

Au Burkina Faso, l’élevage occupe une place très importante dans l’économie du Pays. Il participe pour plus 12% au PIB et procure environ 80% des recettes d’exportations. Le Sahel est la zone d’élevage par excellence au Burkina Faso. En effet, cette partie du pays possède les effectifs les plus élevés du pays en ce qui concerne les ruminants. Depuis de milliers d’années les communautés pastorales sahéliennes ont toujours entretenu leur activité d’élevage qui représente leur principal moyen de subsistance. De nos jours cette pratique ancestrale est fortement menacée par les changements climatiques. Autrefois pratiqué sous forme de transhumance ou de nomadisme, l’élevage au Sahel est aujourd’hui confronté à des problèmes multiples parmi lesquels il y a, la restriction des zones de parcours, les changements climatiques soutenus par la variabilité saisonnière ainsi que les catastrophes naturelles de tout ordre. Aussi, cette disparation des zones de pâturage a occasionné des conflits sanglants entre agriculteurs et éleveurs menaçant ainsi cette cohabitation pacifique qui existe depuis plus de cent ans. En dépit de ces obstacles à l’épanouissement de l’élevage, les pasteurs et les agro-pasteurs des communautés sahéliennes ont toujours entretenu une connaissance traditionnelle utilisée à travers les générations pour réduire la vulnérabilité de leur activité et augmenter leur capacité à s’adapter. De ce fait les pasteurs et les agro-pasteurs des communautés sahéliennes au Burkina Faso ont su adapter leur calendrier saisonnier et développer d’autres techniques culturales et d’élevages en se basant sur les connaissances traditionnelles transmises de génération en génération.

 

Bionote

Amadou DICKO

DICKO Amadou est ingénieur de recherche en zootechnie-système de productions animales à l’Institut de l’Environnement et de Recherches Agricoles (INERA) du Burkina Faso. Il détient un diplôme d’Etudes Approfondies, en Gestion Intégrée des Ressources Naturelles, option Productions Animales de l’Université Polytechnique de Bobo-Dioulasso (UPB). Son domaine de recherche est l’amélioration de la production des races bovines locales dans le contexte des changements climatiques et de l’insécurité alimentaire.

 

Hanafi DICKO

Hanafi Sandou Faroukou DICKO est agent technique à la retraite du Ministère des Ressources Animales du Burkina Faso. Il est également Représentant de la Fédération des Eleveurs du Burkina (FEB) au Sahel et Président de l’Association des Eleveurs Traditionnels du Sahel (Dawla Sahel). Cette Association s’est investie dans la défense des droits des éleveurs traditionnels dans les politiques nationales de développement et dans le renforcement de la résilience des éleveurs du Sahel face aux changements climatiques. Il a collaboré avec des équipes internationales y compris la Direction Générale de la météorologie du Burkina Faso dans le cadre de la recherche pluridisciplinaire sur la communication des prévisions des pluviométries saisonnières auprès des agriculteurs et agro-pasteurs du Burkina Faso. El Hadji DICKO est membre du comité exécutif de l’IPACC (Indigenous Peoples of Africa Co-ordinating committee) qui est un réseau 135 associations des peuples autochtones dans 21 pays d’Afrique.

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